samedi 21 octobre 2017

Labyrinthe de l'âme "dernière autoroute" (pastel)


LA TOUR

La montagne est au bout de la lampe allumée
La pierre y distille de lentes équinoxes
Où la fumée grasse des pentes affamées
Règle les horloges froides des paradoxes

Voyez la tour où dort l’étrange ombre sans cœur
Que des valets fiévreux surveillent en pleurant
On entend leurs pas lourd qui transportent la peur
Et le chagrin vivant de l’homme et de son temps

Dans les couloirs sans noms des traces sont visibles
Profondes et noires longues trainées suintantes
Qui en disent long sur l’extrême et l’indicible
Des consciences cachées et leurs âmes démentes

Dans la cour tout en bas où grouilles des cloportes
Un gibet est dressé sombre avertissement
Pour celui qui voudrait ouvrir certaines portes
Où celle qui serait happée par ses tourments

La grande grille noire où pendent des lambeaux
De chair carbonisée grouillante de vermines
Dit au pauvre égaré voilà ce que tu vaux
Pas plus que le crachât d’un monstre des abîmes

Alors pourquoi courir vers cette affreuse nuit
Que des dieux sans amour ont vomis dans vos cœurs
Vous que je veux maudire frères pleins d’ennui
Qui ne savez plus rien que distiller l’horreur

23 septembre 2017

vendredi 8 septembre 2017

jeudi 7 septembre 2017

mercredi 6 septembre 2017